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dimanche 20 janvier 2008

Novarina et son "Opérette" au Théâtre de la Cité internationale


Pour ceux qui ont aimé Valère Novarina:

du 14 Janvier au 12 Février - Lundi, mardi, vendredi, samedi 20h - jeudi 19h - dimanche 17h - relâche mercredi - Coupole - durée 1h40


"Quand de jeunes acteurs, de jeunes musiciens et chanteurs s'emparent de la langue de Novarina, ce maître en détournement de langue, qui dans tout son théâtre dit le drame de l'animal parlant qu'est l'homme, cela donne un spectacle déjanté, jouissif et complètement juste. La compagnie Air de Lune, groupe de jeunes acteurs et musiciens formés à l'école Claude Mathieu, a choisi de célébrer dans le délire les noces de la musique et du théâtre. Ils ont été invités par deux fois au Festival « Enfants de troupe » parrainé par Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil. Ils se sont passionnés pour la langue si musicale de Novarina, ont décidé de prendre à bras le corps le texte de L'Opérette imaginaire et dansent sur ce texte avec leurs gorges et leurs mollets. Ils ont choisi le prologue, tentative désespérée d'empêcher l'opérette et déjà une plongée dans la langue de l'auteur, et l'acte 3, le plus représentatif de cette opérette imaginaire et le plus intéressant musicalement. Dans cet acte 3, les étranges animaux parlant de Valère Novarina : la Femme pantagonique, l'Acteur fuyant autrui, l'Ouvrier Ouiceps, le Valet de carreau, le Galoupe, Anastasie, le Mortel, la Dame Autocéphale, l'Infini Romancier, le E Muet, attendent la vraie humanité. En attendant, ils jouent, se battent, se haïssent, chantent, dansent, aiment. « Faites entrer la parole » dit le Valet de carreau, la parole entre et rencontre la musique. Dans un univers de café-théâtre, le langage s'emballe alors que la musique, chants liturgiques ou chansonnettes, affirme sa sérénité. Pour cette joyeuse équipe, se saisir de la langue de Novarina, c'est pénétrer un continent inconnu, se laisser aller à l'ivresse du jeu et des mots."



lundi 31 décembre 2007

Gustave Eiffel, entretien avec Paul Bourde


Quels sont les motifs que donnent les artistes pour protester contre l'érection de la Tour ? Qu'elle est inutile et monstrueuse ! Nous parlerons de l'utilité tout à l'heure. Ne nous occupons pour le moment que du mérite esthétique sur lequel les artistes sont plus particulièrement compétents. Je voudrais bien savoir sur quoi ils fondent leur jugement. Car, remarquez-le, Monsieur, cette Tour, personne ne l'a vue et personne, avant qu'elle ne soit construite, ne pourrait dire ce qu'elle sera. On ne la connaît jusqu'à présent que par un simple dessin géométral ; mais, quoiqu'il ait été tiré à des centaines de mille exemplaires, est-il permis d'apprécier avec compétence l'effet général artistique d'un monument d'après un simple dessin, quand ce monument sort tellement des dimensions déjà pratiquées et des formes déjà connues ? Et, si la Tour, quand elle sera construite, était regardée comme une chose belle et intéressante, les artistes ne regretteraient-ils pas d'être partis si vite et si légèrement en campagne ? Qu'ils attendent donc de l'avoir vue pour s'en faire une juste idée et pouvoir la juger.

Je vous dirai toute ma pensée et toutes mes espérances. Je crois, pour ma part, que la Tour aura sa beauté propre. Parce que nous sommes des ingénieurs, croit-on donc que la beauté ne nous préoccupe pas dans nos constructions et qu'en même temps que nous faisons solide et durable, nous ne nous efforçons pas de faire élégant ? Est-ce que les véritables conditions de la force ne sont pas toujours conformes aux conditions secrètes de l'harmonie ? Le premier principe de l'esthétique architecturale est que les lignes essentielles d'un monument soient déterminées par la parfaite appropriation à sa destination. Or, de quelle condition ai-je eu, avant tout, à tenir compte dans la Tour ? De la résistance au vent. Eh bien ! je prétends que les courbes des quatre arêtes du monument telles que le calcul les a fournies, qui, partant d'un énorme et inusité empâtement à la base, vont en s'effilant jusqu'au sommet, donneront une grande impression de force et de beauté ; car elles traduiront aux yeux la hardiesse de la conception dans son ensemble, de même que les nombreux vides ménagés dans les éléments mêmes de la construction accuseront fortement le constant souci de ne pas livrer inutilement aux violences des ouragans, des surfaces dangereuses pour la stabilité de l'édifice.

Il y a, du reste, dans le colossal une attraction, un charme propre, auxquels les théories d'art ordinaires ne sont guère applicables. Soutiendra-t-on que c'est par leur valeur artistique que les Pyramides ont si fortement frappé l'imagination des hommes ? Qu'est-ce autre chose, après tout, que des monticules artificiels ? Et pourtant, quel est le visiteur qui reste froid en leur présence ? Qui n'en est pas revenu rempli d'une irrésistible admiration ? Et quelle est la source de cette admiration, sinon l'immensité de l'effort et la grandeur du résultat ? La Tour sera le plus haut édifice qu'aient jamais élevé les hommes. Ne sera-t-elle donc pas grandiose aussi à sa façon ? Et pourquoi ce qui est admirable en Égypte deviendrait-il hideux et ridicule à Paris ? Je cherche et j'avoue que je ne trouve pas.

La protestation dit que la Tour va écraser de sa grosse masse barbare Notre-Dame, la Sainte-Chapelle, la tour Saint-Jacques, le Louvre, le dôme des Invalides, l'Arc de Triomphe, tous nos monuments. Que de choses à la fois ! Cela fait sourire, vraiment. Quand on veut admirer Notre-Dame, on va la voir du parvis. En quoi du Champ de Mars la Tour gênera-t-elle le curieux placé sur le parvis Notre-Dame, qui ne la verra pas ? C'est d'ailleurs une des idées les plus fausses, quoique des plus répandues, même parmi les artistes, que celle qui consiste à croire qu'un édifice élevé écrase les constructions environnantes. Regardez si l'Opéra ne paraît pas plus écrasé par les maisons du voisinage, qu'il ne les écrase lui-même. Allez au rond-point de l'Étoile, et parce que l'Arc de Triomphe est grand, les maisons de la place ne vous en paraîtront pas plus petites. Au contraire, les maisons ont bien l'air d'avoir la hauteur qu'elles ont réellement, c'est-à-dire à peu près quinze mètres, et il faut un effort de l'esprit pour se persuader que l'Arc de Triomphe en mesure quarante-cinq, c'est-à-dire trois fois plus.

Donc, pour ce qui est de l'effet artistique de la Tour, personne n'en peut juger à l'avance ; la grandeur de la base m'étonne moi-même, aujourd'hui que les fondations commencent à sortir de terre. Quant au préjudice qu'elle portera aux autres monuments de Paris, ce sont là des mots.
Reste la question d'utilité. Ici, puisque nous quittons le domaine artistique, il me sera bien permis d'opposer à l'opinion des artistes, celle du public. Je ne crois point faire preuve de vanité en disant que jamais projet n'a été plus populaire ; j'ai tous les jours la preuve qu'il n'y a pas dans Paris de gens, si humbles qu'ils soient, qui ne le connaissent et ne s'y intéressent. A l'étranger même, quand il m'arrive de voyager, je suis étonné du retentissement qu'il a eu. Quant aux savants, les vrais juges de la question d'utilité, je puis dire qu'ils sont unanimes.

Non seulement la Tour promet d'intéressantes observations pour l'astronomie, la météorologie et la physique, non seulement elle permettra en temps de guerre de tenir Paris constamment relié au reste de la France, mais elle sera en même temps la preuve éclatante des progrès réalisés en ce siècle par l'art des ingénieurs. C’est seulement à notre époque, en ces dernières années, que l’on pouvait dresser des calculs assez sûrs et travailler le fer avec assez de précision pour songer à une aussi gigantesque entreprise. N'est-ce rien pour la gloire de Paris que ce résumé de la science contemporaine soit érigé dans ses murs ?
La protestation gratifie la Tour d' « odieuse colonne de tôle boulonnée ». Je n'ai point vu ce ton de dédain sans une certaine impression irritante. Il y a parmi les signataires des hommes qui ont toute mon admiration ; mais il y en a beaucoup d'autres qui ne sont connus que par des productions de l'art le plus inférieur ou par celles d'une littérature qui ne profite pas beaucoup au bon renom de notre pays.

M. de Vogüé, dans un récent article de la Revue des Deux Mondes, après avoir constaté que dans n'importe quelle ville d'Europe où il passait, il entendait répéter les plus ineptes chansons alors à la mode dans nos cafés-concerts, se demandait si nous étions en train de devenir les Græculi du monde contemporain. Il me semble que n'eût-elle pas d'autre raison d'être que de montrer que nous ne sommes pas simplement le pays des amuseurs, mais aussi celui des ingénieurs et des constructeurs qu'on appelle de toutes les régions du monde pour édifier les ponts, les viaducs, les gares et les grands monuments de l'industrie moderne, la Tour Eiffel mériterait d'être traitée avec considération.
Le Temps, 16 février 1887.

vendredi 12 octobre 2007

Welcome...

Bonjour à tous,

Vous trouverez ici le rappel des indications concernant la rédaction de vos articles.

Je vous remercie tous par avance de les poster avant jeudi, afin que je puisse en prendre connaissance. Et de les enregistrer, dans un premier temps en mode brouillon.

Je me permettrai, ponctuellement, de mettre en ligne quelques articles "libres" ou en rapport avec nos réflexions.

D'ici quelques séances, on pourra, pour ceux qui le souhaitent et sans aucune obligation, mettre en liens vos sites persos. En attendant, vous y trouverez des renvois vers des sites d'actualité très courants, mais pas pour autant inutiles.

Tous les commentaires sont bienvenus, est-il besoin de le préciser?
A vendredi...

Conseils de rédaction (rappel)

REDIGER UN POST : CONSEILS DE REDACTION ET PROCEDURE TECHNIQUE

Chaque post se base sur un dispositif récurrent :
TEXTE + PHOTO (LIBRE) + SIGNATURE (PSEUDO OU NOM DE FAMILLE)

1/ La forme et la présentation
- Les articles sont courts : 10 à 20 lignes maxi.
- Le titre doit être accrocheur et informer sur l’information traitée ainsi que sur l’angle choisi par l’auteur.
- Privilégier des phrases courtes (sujet, verbe, complément) ; privilégier la clarté et la concision.
- Le texte est construit : un début, un milieu et une fin. Le premier paragraphe identifie l’information traitée. Trouver une « chute » en guise de conclusion.
- La personne : ce n’est pas parce qu’on dit « je » qu’on donne un avis pertinent ; inversement, le fait de ne pas employer la première personne ne garantit pas l’objectivité du propos. A vous de choisir la personne qui correspond le mieux au ton et au sujet.
- L’image : elle peut être illustrative ou faire sens par analogie, décalage, digression…
- Les liens : dans le respect des droits d’auteur, vous devez citer vos sources : sources Internet, bibliographiques ou autre, sous la forme d’une note (astérisque), dans une parenthèse et/ou d’un lien.
L’intérêt des liens est le recoupement d’informations, mais vous devez présenter vos sources avec la juste distance. Une information provenant d’une seule source est à mettre au conditionnel par exemple.

2/ La procédure pour poster
· Aller sur www.blogger.com
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3/ Les fonctions importantes de la barre d’outils
- Insérer un lien : sélectionner en surbrillance le texte que vous souhaiter lier à un autre site ; cliquez sur « insérer un lien » (icône contenant un trombone dans la barre d’outils supérieure) ; introduire en copié-collé l’adresse URL du lien dans la section qui s’ouvre. Cliquez sur « insérer ». Le texte lié apparaît dans une autre couleur.
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o Vous pouvez entrer une URL (lien vers une image en ligne) dans la barre prévue à cet effet;
o Vous pouvez choisir l’onglet « Parcourir » et sélectionner une image enregistrée sur votre poste ordinateur.

Choisissez le format de l’image (« petit », « moyen », « grand ») et la place dans le texte (« droite » conseillée), cliquez sur « Envoyer une image ». Une fenêtre « terminé » s’ouvre lorsque la photo est chargée.

ATTENTION : l’image s’incruste toujours en haut du texte ! Pour la déplacer, vous devez cliquez dessus, et la faire glisser jusqu’à l’endroit du texte où vous souhaitez l’insérer. Par ailleurs, l’insertion d’une image fait sauter la mise en page (sauts de ligne, justification), il est donc conseillé de la faire après.

- La fenêtre « Libellés » dans la barre d’outils inférieure : le « libellé » permet d’organiser le blog et de regrouper les articles par « rubriques » thématiques ou par « auteurs ». Pour des raisons pratiques, nous allons vers cette deuxième option qui permettra de regrouper sous une même en-tête les articles d’un même étudiant.

- La fonction correcteur d’orthographe : cliquer sur l’icône « ABC » dans la barre d’outils supérieure. Les fautes de frappe apparaissent en surbrillance, mais pas les fautes de grammaire. La correction est automatique en « cliquant droit » sur le mot en surbrillance.

- Insérer une vidéo via Youtube ou Dailymotion notamment : abordé plus tard.

4/ Recommandations
- Vous pouvez rédiger un brouillon sous Word puis de le « copier-coller » dans Blogpsot.
- Si vous rédigez directement sur Blogspot, n’oubliez pas régulièrement de sauvegarder votre texte en cliquant sur « Sauvegarder maintenant » (barre d’outil inférieure).
- Blogger vous permet de retoucher vos articles… Oui, mais attention à ne pas, par inadvertance, modifier un article dont vous n’êtes pas l’auteur !
- VOUS DEVEZ GARDER UNE SAUVEGARDE WORD DE VOS ARTICLES EN CAS DE FAUSSE MANŒUVRE SUR LE BLOG.