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vendredi 7 décembre 2007

"Fausse Piste" à l'Agora d'Evry


Je viens, simple étudiante en deuxième année d'art du spectacle à l'université d'Evry, porter un jugement sur votre spectacle, Fausse Piste de passage au Théâtre de l'Agora à Evry, au nom de la passion de l'art et plus particulièrement du spectacle vivant.

Un plateau nu et noir... Enfin la lumière s'allume et c'est parti pour 1h30 de plaisir. Le plateau nu est en fait recouvert d'un tapis bleu circulaire représentant une piste de cirque. A gauche, une régie ouverte au public. Le décor est planté, le spectacle peut commencer. En mêlant théâtre et jeux de cirque technologiques, vous avez réussi à m'intéresser à votre prestation sans même une seconde d'ennui.

Les jeux acrobatiques et théâtraux s'enchaînent, se croisent, on ne les différencie plus les'uns des autres. Le jeu acrobatique devient le jeu théâtral et inversement, lorsque, allongés par terre, vous m'apparaissez debout, sur la toile blanche du fond de scène, avec des numéros d'équilibre totalement invraisemblables. Je dois également vous remercier pour ces beaux voyages, une fois sur la lune, l'autre fois sur le ciel, puis dans l'espace. Quel bonheur de vous regarder jouer! Les transitions sont sauvées par vos belles et amusantes caricatures de clowns.

Cependant, votre élocution m'a quelque peu troublée ; vos mots devenaient parfois incompréhensibles et indissociables les uns des autres. Peut-être est-ce pour montrer que l'homme ne cherche pas à se faire comprendre tant que lui même se comprend? Je dois aussi vous faire part du fait que je reste sans comprendre le véritable rôle de l'homme qui se travestit. Je comprends évidemment que le personnage évolue, affirme son travestissement au fil du spectacle. Mais alors comment réellement interpréter ce personnage et quel est le lien qui le relie au reste de la pièce?

En tout cas ce spectacle reste un agréable moment passé en votre compagnie. Et bien évidemment, j'invite tout le monde à y aller, petit ou grand, seul ou en famille.

mercredi 17 octobre 2007

ET COUTE LA MUSIQUE ...


Enfin un groupe se détachant de la notion de royalties instaurée par les majors, pour vendre sa musique à l’état brut par téléchargement légal. Pour cela, Radiohead joue subtilement, en mettant les internautes face à leur morale.

Une nouvelle génération de support musical est née, celui du TELECHARGEMENT, et c’est mieux quand c’est légal ! Cette légalité permettra le développement des œuvres musicales et la possibilité à l’auteur de les vendre sans intermédiaires aux consommateurs, selon un prix non imposé. Ce mode de fonctionnement ouvrira la culture musicale à tous.

Effectivement, il faut vivre avec son temps ! L’Internet est devenu un objet indispensable de communication et de partage. Les artistes encore inconnus ont déjà compris le système « peer to peer » (partage de fichiers) qui permet à certains de se révéler au grand publique tel que Kamini, Koxie ou dans un tout autre registre Cosmobrown. Ou d’autres, tel que Leeroy, (ancien chanteur du groupe Saïan Supa Crew) qui laissent leurs musiques en libre écoute (à l’aide de MySpace, par exemple).

Le système mis en place par Radiohead est révolutionnaire, chacun paie ce qu’il veut !
Les artistes toucheront les revenus des téléchargements. Certains internautes n’hésiteront pas à télécharger pour presque rien et souvent gratuitement, car dans notre société actuelle, la gratuité est presque un dû. En revanche, les véritables fans ne se soucieront pas de la vraie valeur commerciale de l’album.
"Radiohead pourrait faire plus de fric avec un demi-million de downloads qu’avec deux millions d’exemplaires vendus de OK Computer en magasin. C’est proprement hallucinant !"

Pour les artistes intéressés par le libre échange, le choix est vite fait. Plus de connexions, plus de téléchargements, plus de publics, plus de notoriété représente un développement des produits dérivés, tel que les coffrets collector, les exclusivités, … et surtout les concerts.

Pour Radiohead, c’est un succès. Depuis 7 jours, In Rainbows, leur nouvel album, fait l’objet d’environ 1,2 millions de demandes de téléchargements.. Malgré la faible moyenne de vente : 5,78€ , on peut estimer que la formule « It’s up to you » marche bien.
Malheureusement, la contrepartie de ce concept est l’effondrement d’une industrie existante, l’industrie du disque.

Cependant, cette formule marchera t-elle pour tous les artistes et surtout pendant combien de temps ? Et maintenant, WAIT AND SEE...

Source: www.Radiohead.fr et www.fr5.fr (émission "Revu et Corrigé" du 13 octobre)